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6 décembre 2025 - Le retour à l'écriture

Dec 08, 2025

Ça fait un moment que je veux écrire mon pèlerinage et te le partager.

Je l’ai un peu fait par-ci par-là. J’ai écrit quelques textes sur mon blogue. Ensuite, j’ai commencé mon Balado et j’ai partagé mon processus en entrevue ou en solo. Et, ici et maintenant, j’ai l’appel de revenir à l’écriture.

Il y a là, selon mon humble avis, une clé. Une suite logique des choses. D’abord, j’ose affronter mes ombres, mes blessures, mes défauts, mes rechutes, etc. Ensuite, j’ose le montrer au grand jour. Je me suis questionnée à savoir si je le faisais pour moi, ou pour toi, ou pour me faire connaître. Et si la réponse était «un petit peu de tout ça». Qu’est-ce qu’il y a de mal à vouloir me faire connaître? Je ne sais même pas exactement pourquoi, je sens seulement quelque chose qui me pousse sur cette voie-là.

Parfois, il y a aussi de la peur. La peur du jugement, la peur que tu n’aimes pas ce que j’écris, la peur que mon texte trouve quelqu’un à qui je n’ai pas pensé et que je doive affronter un règlement de compte. Je veux bien accueillir ces peurs et accepter que ce processus me rende inconfortable, parfois jusqu’au point de me censurer et me terrer dans l’ombre. Je fais une totale confiance que tout ce que je dois affronter se présentera exactement sous la bonne forme au moment opportun.

Il y a aussi que j’ai tendance à prioriser mille autres affaires parce que probablement que c’est moins confrontant…plus confortable. À ce jour, je ne me rappelle pas une seule fois où la fuite m’a été favorable. Peu importe, la direction dans laquelle je fuis, et ce, même si je fuis à 5 000 km, l’inconfort me suit. Même que parfois, plus je vais loin, plus il crie fort, comme pour me dire «aah là je crois que tu es assez loin, tu vas enfin pouvoir me voir et m’entendre puisqu’il n’y a plus d’autres obstacles dans ton champ de vision».

J’ai développé une expertise dans l’art de m’étourdir. Et je suis, à l’heure actuelle, en train de développer une expertise dans l’art de me voir aller. «Ah! Jolyane, tu es encore en train de fuir, qu’est-ce qui est présent? Qu’est-ce qui t’a fait sentir mal?» Et j’enlève les couches, une à une, du mieux que je peux. Parfois je pense être allé au fond de quelque chose, mais finalement la réalité m’attend au détour et je vis quelque chose qui me brûle à vif, comme de l’acide en pleine face. «Fu** je pensais en avoir fini avec ce pu**** d’affaire-là » et tu connais la chanson, ça persiste tant que je résiste. Ah oui la résistance, je crois que j’ai développé des muscles de résistance. Le bonheur, la joie, l’amour sont là juste sous mon nez, je les regarde et je n’ose m’en approcher…de peur de le perdre. C’est fou, hein! Préférer ne pas vivre du tout quelque chose, m’accrocher à ma tristesse plutôt que d’ouvrir mon cœur à l’Amour. Ça a un peu changé. Maintenant, j’arrive à m’ouvrir, partiellement, de temps à temps, sûrement pas sans mon armure de protection.

Je croyais que ça avait changé plus que ça. Et cet automne, lors d’un exercice du regard, j’ai pris conscience que j’arrivais difficilement à laisser entrer quelqu’un dans mon univers. J’ai rapidement plusieurs mécanismes qui s’activent. Je cherche la faille pour laquelle je ne devrais surtout pas faire confiance. On parle juste de regarder quelqu’un dans les yeux «mais qu’est-ce qui peut t’arriver de dangereux Jolyane pu****!?» Je sais d’où ça vient, je vais te l’écrire dans un prochain texte (pas pire pour attiser ta curiosité hein 😊).

Là, je vais tranquillement me diriger vers la conclusion, en te disant qu’actuellement, je traverse un ouragan de catégorie 3 ou 4 qui m’amène à réaliser que ce sentiment de solitude m’habite encore lorsque je vis de la détresse. J’ai, toujours selon mon humble avis, fait beaucoup de chemin, mais je retombe rapidement dans ces ornières qui se sont tracées au fil des années. Je choisis de nouveau la peur, alors qu’au fond de moi je sais avec une foi profonde que la seule solution est l’Amour. Pourquoi je n'y arrive pas? Une partie de moi se dit que c’est parce que je ne suis pas rendue là, car j’ai expérimenté, à de multiples reprises déjà, que tout arrive à point à qui sait attendre. Je marche ma route, je garde les yeux ouverts et mon cœur commence à se dérigidifier tranquillement et à réapprendre qu’il n’y a aucun danger à aimer. En fait, le danger est bien plus grand lorsque je choisis la peur.

Alors voici un tout petit, mini bout de mon processus, une couche de mon pèlerinage, que j’ai envie d’écrire et de partager…sans penser aux résultats…juste parce que ça me fait du bien. Ces 2 heures que je viens de prendre pour écrire, réviser et publier ce texte était un immense cadeau, à moi de moi et pour le moment, ça me suffit.

Ce texte a été écrit en entier par une humaine en processus, l’IA ne s’en ai pas mêlé, si tu aimes ce que tu lis, si ça résonne en toi, laisses un commentaire, partages-le, mets un «j’aime». Je te verrai et me connecterai à toi dans l’invisible. Merci de me voir et m’entendre, ça compte beaucoup dans mon processus.

© 2025 Jolyane Michaud – une humaine en processus

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